23.12.2011
Bonnes fêtes et que la force soit avec vous !
Bonjour à tous !
Avant de m’éclipser une quinzaine de jours pour entrer dans la danse des festivités de fin d’année, ces quelques lignes sont pour vous… Je profite de vous souhaiter d’agréables fêtes, si possible en famille, mais surtout vous adresser mes meilleurs vœux pour la prochaine année.
Eh bien oui, peut être bien que celle-ci sera en rupture avec son temps, une année qui a de très fortes chances de ressembler à un véritable casse-tête chinois. Comme je suis ni Maya, ni medium, ni « madame soleil », comme vous tous, j’attends avec impatience que notre mystérieuse année 2012 puisse enfin révéler ses secrets !
Dans ce dernier billet de l’année, je m’épargnerai la difficile labeur de vous refaire le monde et encore moins le bêtisier politico-financier de l’année écoulée. Et pourtant, il y en a eu tellement qu’on pourrait en rire jusqu’à la fin… du monde. Le seul hic dans cette histoire, c’est que cette année aura vu une distribution de lettres de licenciement très certainement aussi importante que les bonus que les grands amnésiques de la finance vont se partager. Pour cette poignée de « capitaines » du capitalisme hélvétique, l’année 2011, comme pour les précédentes, aura été un bon cru.
Par ailleurs, pour d’autres, les actionnaires par exemple, leurs dividendes auront pu être sauvés grâce aux restructurations, aux licenciements, aux embauches à prix soldé ou encore aux délocalisations. Merci cher franc fort, merci chères bilatérales… Eux aussi, comme d’habitude, ils pleurent en début d’année et finissent toujours par être satisfaits en fin d’exercice.
Enfin bref, pas de quoi rire aux éclats. Comme je vous le disais avant, l’année que nous avons devant nous, risque bien de tenir certaines de ses funestes promesses en matière socioéconomique. Cependant, heureusement que dans ce bas monde il nous est encore et toujours permis de fêter, car dans toute mauvaise chose il y a toujours du positif à prendre. Buvons et rigolons, cela fait partie des plaisirs inaliénables de l’homme. Profitons-on, ceci pour nous déculpabiliser des difficultés que nous imposent quotidiennement les aficionados de l’individualisme et de la cupidité. Pour eux aussi, un jour, viendra le temps des larmes et des sacrifices.
A ceux qui se débattent dans de graves difficultés, à ceux qui ont perdu leur emploi ou qui craignent de le perdre, à ceux qui se battent pour préserver le peu d’histoire et de culture qui nous reste et à ceux qui luttent pour imposer un monde plus juste, je vous adresse mes meilleurs vœux de fin d’année et que 2012 puisse vous apporter la santé et la force nécessaire pour combattre les dérives de ce XXIème siècle !
A bientôt sur le blog !
Crazyfinance
08:30 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2011
La mèche est allumée !
Salut à tous !
Enfin quelques minutes qui me permettent de faire une brève apparition sur le blog. Que de fric est passé sous le pont de la finance ces derniers temps, et pourtant j’avais encore et toujours tant à raconter.
Mais enfin voilà, il arrive que parfois certains cours d’uni vous laissent le temps de mettre sur papier ou plutôt sur « blog » vos convictions ou sentiments. Et comme je n’ai pas véritablement changé depuis mon dernier billet, c’est donc d’événements socioéconomiques que je continuerai à développer.
Lorsque nous évoquons ce terme de « socioéconomie », ce dernier ne peut être séparé des conséquences que finance et politique font peser sur le dos des gens. En effet, les temps sont durs et il y a urgence de prendre conscience des difficultés qui sont devant nous, ceci même si certaines études ou statistiques dernièrement éditées dans les médias s’acharnent à nous faire embellir une situation économique qui est largement biaisée de la réalité.
Pourtant les événements parlent d’eux-mêmes. Licenciements, délocalisations, augmentation du temps de travail, paiement des salaires en euro ; la mèche du baril de poudre remontant doucement aux dépressives années trente est engagée. Reste à savoir si la mèche est très courte ou un peu moins courte. Et voir les politiciens courir derrière sans réussir écraser cette mèche pour l’éteindre me fait craindre le pire. Car en effet notre crise économique actuelle me fait penser à cette sombre période d’histoire que seule le seconde guerre mondiale a su enrayer. C’est-à-dire à un lent glissement vers le néant, vers la dépression. Seule différence ; les aides de l’Etat qui permettent de freiner la dynamique.
L’Union Européenne a bel et bien ses responsabilités dans cette crise de la dette. Comme d’autres puissances mondiales aussi. Toutefois, il est triste d’observer cet acharnement des milieux financiers à vouloir éteindre l’incendie par la seule rigueur budgétaire. Imposer l’austérité aux Etats sur le long terme et leur demander de la croissance à court terme, c’est un peu comme croire au père noël. Une chose est certaine, en s’obstinant à ne pas vouloir donner une nouvelle orientation à la BCE pour que cette dernière intervienne par de la nouvelle création monétaire, l’Allemagne de Madame Merkel prend le risque d’assécher les maigres liquidités des Etats membres qui sont en difficulté. Ainsi la France de Monsieur Sarkozy, bien qu’en apparence en meilleure position que lesdits pays du « club med », va elle aussi connaître d’ici peu des difficultés à se refinancer. Par ailleurs, à en voir évoluer les marchés, il semble que même la locomotive allemande n’inspire plus beaucoup de confiance.
La réalité est là, l’Asie et les autres pays émergeants n’auront bientôt plus le dynamisme suffisant pour que celui-ci puisse se traduire en un ou deux petits pourcentages de croissance en Europe. Par ailleurs, du côté de l’Oncle Sam, les prévisions sont là tout aussi alarmantes. Et ceux qui parient toujours sur le pragmatisme américain en matière de décisions à prendre pour assainir les finances d’outre-atlantique, personnellement je ne serai pas étonné de voir l’Amérique imposer au monde, et avant tout le monde, son défaut de paiement, alors que l’Europe se débat pour sauver sa zone euro.
C’est donc une hypothèse qui doit être prise au sérieux, car aujourd’hui les politiques économiques mises en place par les pays endettés dans une globalisation parfaitement imparfaite se sont engagées sur des voies de rivalité plutôt que de solidarité.
Dès lors, si le coût social lié aux effets dépressifs d’une économie doit être supporté par les ménages et les individus, une politique économique doit impérativement être axée sur les capacités productives régionales, ceci en se détournant prioritairement des soi-disant bienfaits économiques de la globalisation.
Enfin, une autre chose m’indigne. C’est de voir que ce sont les marchés financiers qui décident de l’avenir d’un gouvernement ou d’un Etat. Les OPA (Offres Publiques d’Achat) ne peuvent qu’avoir lieu en bourse et sur une entreprise, mais en aucun cas sur la société qui est un bien public inaliénable.
« Si les maux du communisme c’était la dépossession de tout, celui du libre marché c’est son indépendance »…
Bonne lecture et à bientôt !
Crazyfinance
21:53 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.08.2011
Gare au feu de paille !
Chers amis blogeurs bonjour !
Malgré ces tristes événements qui pourissent notre vie socioéconomique, j’espère que vous avez quand même bien profité de cet été quelque peu chahuté. Des perspectives financières qui ressemblent à nos températures sous nos latitudes. La bourse : ça monte et ça descend, l’euro : ça monte et ça descend, les déficits : ça monte et ça ne descendra pas… Bref, c’est le foutoir quoi !
Mais par ce billet, je souhaite simplement transmettre un message clair sur les perspectives sociales pour ceux et celles qui s’accrochent toujours aux signaux des indices boursiers quand ces derniers se retrouvent dans le vert. Non non, je ne parle pas d’indices bio, car là, il faudra peut être attendre la fin du monde pour que nous commencions à en parler. Mais plutôt, qu’il faudra se préparer à une longue et douloureuse période de régression sociale. Bien que nous l’ayons déjà commencée.
En effet, il est important de souligner à quel point les phases euphoriques puis dépressives se sont succédées de manière rapprochée ces dernières années, ceci sans jamais laisser le temps aux économies de souffler, car n’oublions pas qu’une économie c’est un peu comme une parcellel de terre, elle a aussi besoin de jachères. La crise des subprime nous a donné l’opportunité de réfléchir sur comment instaurer un monde plus équitable qui puisse être à l’abri des opportunismes et de la spéculation. Rien n’y a fait, l’opportunisme et la spéculation se sont abrités sous le toit de l’intervention des Etats en réussissant à les écraser par l’endettement. Juste pour se faire une idée, la dernière intervention de l’Etat américain aux banques et institutions financières, suite à la crise des subprime de 2008, lui aurait coûté 1200 milliards de dollars. Il lui en faudra bien plus pour relancer son économie.
Bien que la politique des nations occidentales cherche à calmer le jeu par l’intermédiaire de déclarations et de ratifications de plans d’austérité autant innefficaces que dangereux pour l’industrie, j’espère, mais pas trop tard, que le tabou républicain ou libéral du « on ne touche pas aux impôts » sera remis au milieu de l’arène politique globale. Même le très célèbre Waren Buffet et son empire financier y songe, il faut dire que ce dernier m’a surpris lorsqu’il a dit qu’il souhaitait que lui soit augmenté sa pression fiscale. Par ailleurs, il semblerait qu’en France certains industriels y pensent également. Comme quoi, si même les riches demandent à payer plus d’impôt, c’est qu’il y a vraiment le feu à l’écurie. Mais sûrement que leur volonté est motivée par une peur évidente de perdre plus d’argent que le surplus d’impôts qu’on pourrait leur demander de payer. Serait-ce le début d’un débat ou simplement un feu de paille qui sera vite éteint par le clanisme, l’opportunisme et l’immobilisme politique ?
De toute façon, il est évident que les indices boursiers mondiaux resteront longtemps incertains et seront inexorablement positionnés sur une tendance baissière à long terme. L’épargne des ménages va donc en souffrir. Il est aussi fort probable (et souhaitable) que les caisses de pension s’adapteront rapidement à la situation en réduisant drastiquement leur exposition sur les marchés et en recentrant leurs actifs investis en tenant compte de la réalité structurelle d’une société de consommation vieillissante, sans relance démographique et sans épargne. Reviendra enfin cette bonne vieille vision à long terme que les décideurs politiques et économiques ont laissée croupir aux oubliettes. De ce fait, il est intéressant de voir comment les fonds de pension et les gros investisseurs orienteront les indices boursiers ces prochaines années et ces prochaines décennies sachant leur poids dans la finance mondiale.
Par ailleurs, quand la « Tobin tax » sur les transactions libellées en euros deviendra effective, il sera là aussi fort intéressant d’observer le comportement des flux de capitaux. Les croupiers de la finance pensent qu’elle sera inutile et néfaste pour les investissements européens, ils prédisent même que dès son introduction une fuite des capitaux sera inévitable. Peut-être. Ou peut-être pas, car elle aura pour effet de sélectionner et de canaliser les capitaux ou les investissements qui rechercheront une plus grande sécurité et stabilité sur les marchés, quitte à en payer une taxe. Ainsi les capitaux en euros resteront investis sur le long terme pour éviter qu’à chaque mouvement ceux-ci soient taxés. Restera à l’industrie de s’adapter. Alors que les spéculateurs et autres fonds voutours, eux, se dirigeront sur des marchés ou la volatilité restera de mise. Cependant, d’ici-là, encore beaucoup d’argent va couler sous les ponts !
Bonne reprise et à bientôt !
Crazyfinance
10:57 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note



