01.04.2012

Nouveauté dans le panorama académique suisse

Chers amis du blog bonjour !

Un bref retour sur la toile de la «Julie» pour prendre quelques nouvelles du blog, mais aussi pour vous informer des dernières indiscrétions, et non des moindres, que j’ai pu lire dans mes traditionnelles sources économiques et financières.

Eh oui, les temps changent et certaines personnes reviennent. En effet, au temps de la globalisation économique, notre chère Helvetia nous surprendra toujours. Qui dit Helvetia, dit entre autre finance, monnaie, fric, pognon, etc. Mais surtout : promotion de l’évasion fiscale.

Inutile de vous rappeler à quel point cette pauvre Europe qui nous entoure est malmenée financièrement à cause de ses multiples boulets périphériques qui sont tous au bord de l’implosion budgétaire. Déficit – Dette = Déficit ‘ – Dette’ = Déficit ‘’ – Dette ‘’, etc, le véritable processus d’accumulation tant décrit par Karl Marx. Seulement, dans ce cas précis, ce qui s’accumule ce n’est pas tant le capital mais plutôt l’endettement, stade ultime du dysfonctionnement capitaliste.

Dès lors, face à une Europe déstabilisée financièrement et agressive dans sa façon de contrôler les mouvements de capitaux en direction de notre pays, heureusement que Berne, a su, pour une fois, saisir la balle au bond. En effet, les sources que je consulte quotidiennement font état d’un cas helvétique tout à fait unique en la circonstance. Il semble que la Confédération s’apprête à ouvrir dans l’une de nos universités de renom une chaire financière qui sera intitulée : « Monney Laundering and Tax Evasion », le tout, composé d’un bachelor orienté « initiation », suivi ensuite d’un master orienté « perfectionnement ».

Mais… La cerise sur le gâteau, vous ne pouvez pas l’imaginer. Ce qui est magnifique dans ce programme universitaire révolutionnaire, ce n’est pas tant son contenu, mais celui qui va lui donner son visage et son orientation. Pour cela, il a fallu faire appel à un « chef » de la gastronomie fiscale, un chef comme il en sort à la pelle dans notre industrie du fric : Un certain Marcel… Lequel, jadis, fut à la tête de la banque aux trois clefs ! Eh oui, Marcel is back avec des idées plein la tête. Côté financement, cette chaire sera entièrement financée par un fond coté à la bourse suisse et créé par les grands capitaines du milieu bancaire. Quant à son programme académique, celui-ci sera entièrement gratuit et destiné à un public majoritairement composé de juristes et de gestionnaires.

Aussi le programme académique de ces deux diplômes est très intéressant et intuitif par sa finesse des techniques de lavage et d’évasion qui sont proposées. Par exemple, les futurs académiciens se frotteront aux calculs de probabilités de se faire pincer par les Etats européens ou par les Etats-Unis lors de leurs voyages à l’étranger, ainsi qu’à la couleur des valises que devront choisir leurs clients « évaseurs » fiscaux pour le transport de leurs liasses de billet en direction de la Suisse. En outre, le programme comprend aussi un module « contre-espionnage fiscal » destiné à lutter contre les contrôles intempestifs effectués par les services fiscaux allemands, italiens ou français sur leurs ressortissants lors de leurs passages à nos frontières.

Enfin, cette formation sera couronnée par un diplôme académique qui ne pourra malheureusement être reconnu par les standards académiques européens. Bien que les Conférences Universitaires de Suisse aient tenté son rattachement à la réforme de Bologne, le bachelor et le master en « Monney Laundering and Tax Evasion » restera une pure spécificité frappée de la croix blanche.

Les débouchés sur le marché interne resteront fermement concentrés sur l’industrie bancaire. Un bachelor orienté « initiation » permettra à son détenteur de briguer un poste de cadre moyen, alors que l’heureux collaborateur qui détiendra un master orienté « perfectionnement », pourra sans problème briguer un poste de direction.

Avec ces deux diplômes, les compétences ainsi que les sacrifices consacrés aux études sont mis en avant, garantissant ainsi le bon fonctionnement du système méritocratique, valeur fondamentale de notre tradition bancaire.

En espérant avoir donné aux rares banquiers qui me lisent l’envie d’entreprendre des études prometteuses dans un secteur d’avenir, je vous souhaite une bonne lecture et vous dis à bientôt !

Crazyfinance

P.S. Les personnes intéressées par cette formation trouveront toutes les informations utiles directement sur le site « formation continue » de la Confédération.

13.02.2012

Grèce, le sacrifice pour un soulagement... temporaire !

Bonjour !

Bien, enfin un petit passage sur le blog. J’ai enfin une petite semaine de vacances qui me permet de me consacrer quelques minutes à la rédaction économique. Il y a toujours tant de choses à dire !

Pauvre Grèce, ce magnifique pays du sud méditerranéen en proie aux flammes de la discorde sociale, mais également la proie d’un système politique et financier aux dents acérées qui ne fait plus de cadeau. En effet, dans ce cas présent, nous sommes à des lieues d’une volonté commune d’intégration européenne des pays membres.

Certes que le pays hellénique a manqué, dans un récent passé, une occasion de mettre de l’ordre dans son système fiscal et de retraites et ainsi pouvoir présenter à Bruxelles des comptes publics en ordre. Aujourd’hui le problème ce n’est plus le passé, mais c’est le futur. Quel futur ces piètres décideurs européens réservent-ils aux jeunes générations grecques ? Générations qui n’ont pas été bénéficiaires mais plutôt victimes des magouilles politiques et fiscales de leurs aînés. Elles n’ont simplement rien à voir. Le résultat est là. Et sous les cendres encore brûlantes des symboles économiques et financiers qui sont tombés la nuit précédant le vote au parlement, le feu couve toujours… Car la Grèce, ne l’oublions pas, est historiquement une terre de soulèvements !

Mais qu’importe, Madame Merkel peut ainsi assurer sa cote de popularité dans ce même pays qui s’est vu, il y a un peu moins de cent ans, imposer de lourdes réparations à l’issue de la Grande Guerre. Même un certain John Maynard Keynes avait notamment fustigé une telle sanction du fait qu’elle ne conduirait à aucun bénéfice économique pour l’Allemagne de l’après guerre. Nous avons bien vu comment les nazis se sont ensuite chargés du problème. Aujourd’hui, l’Allemagne et le FMI ont la mémoire courte, car ils imposent à un pays qui n’a commis aucun acte belliqueux une austérité destructrice dont les coûts sociaux du plan de rigueur devront de toute façon être financés à court terme par ces deux mêmes institutions. Dans ce pays méditerranéen, il y a déjà belle lurette que les aficionados de l’évasion fiscale et les bénéficiaires des aides de l’Etat ont fui le pays, laissant aux classes moyennes le fardeau de la responsabilité commune.

Ce qui est le plus ignoble dans cette histoire, c’est qu’aujourd’hui nous sacrifions un pays pour sauver une monnaie unique et, qui plus est, pour sauver d’autres Etats dont le refinancement sur les marchés est imminent. En sacrifiant les grecs nous pensons sauver la monnaie unique, mais nous permettons surtout aux bourses mondiales de continuer leur « rally » en toute impunité ! Ce qui est réconfortant, c’est que l’histoire, qu’elle soit lointaine ou récente, finit toujours pas nous rattraper. En effet, croire que nous pouvons résoudre une phase économique dépressive à coups de plans d’austérité est une pure illusion. Nous faisons face à un capitalisme à bout de souffle dont son accumulation n’arrive simplement plus à trouver un débouché solide et durable. La finance lui a mis le grappin dessus pour qu’elle puisse survivre... Mais pour combien de temps encore ?

Ceci me pousse à dire que les politiciens européens et les créanciers de la Grèce peuvent, dès à présent, compter les mois sur leurs doigts de la main, car beaucoup de choses risquent de se précipiter. Ainsi la pommade passée sur le dos des grecs pour soulager les maux de la globalisation va vite sécher, elle laissera alors apparaître sa putréfaction.

Franchement, quand j’entends ici nos « grands argentiers » prier pour que les recettes fiscales ne s’interrompent pas, je ne vois pas ce qu’ils pensent récolter là-bas à part des feuilles de vigne. Chers amis nous sommes qu’au début d’une longue nuit agitée, il ne nous reste plus qu’à attendre les douze coups de minuit. Mais cette fois-ci ce n’est pas Cendrillon que nous allons voir venir !

Bonne lecture et à bientôt.

Crazyfinance

23.12.2011

Bonnes fêtes et que la force soit avec vous !

Bonjour à tous !

Avant de m’éclipser une quinzaine de jours pour entrer dans la danse des festivités de fin d’année, ces quelques lignes sont pour vous… Je profite de vous souhaiter d’agréables fêtes, si possible en famille, mais surtout vous adresser mes meilleurs vœux pour la prochaine année.

Eh bien oui, peut être bien que celle-ci sera en rupture avec son temps, une année qui a de très fortes chances de ressembler à un véritable casse-tête chinois. Comme je suis ni Maya, ni medium, ni « madame soleil », comme vous tous, j’attends avec impatience que notre mystérieuse année 2012 puisse enfin révéler ses secrets !

Dans ce dernier billet de l’année, je m’épargnerai la difficile labeur de vous refaire le monde et encore moins le bêtisier politico-financier de l’année écoulée. Et pourtant, il y en a eu tellement qu’on pourrait en rire jusqu’à la fin… du monde. Le seul hic dans cette histoire, c’est que cette année aura vu une distribution de lettres de licenciement très certainement aussi importante que les bonus que les grands amnésiques de la finance vont se partager. Pour cette poignée de « capitaines » du capitalisme hélvétique, l’année 2011, comme pour les précédentes, aura été un bon cru.

Par ailleurs, pour d’autres, les actionnaires par exemple, leurs dividendes auront pu être sauvés grâce aux restructurations, aux licenciements, aux embauches à prix soldé ou encore aux délocalisations. Merci cher franc fort, merci chères bilatérales… Eux aussi, comme d’habitude, ils pleurent en début d’année et finissent toujours par être satisfaits en fin d’exercice.

Enfin bref, pas de quoi rire aux éclats. Comme je vous le disais avant, l’année que nous avons devant nous, risque bien de tenir certaines de ses funestes promesses en matière socioéconomique. Cependant, heureusement que dans ce bas monde il nous est encore et toujours permis de fêter, car dans toute mauvaise chose il y a toujours du positif à prendre. Buvons et rigolons, cela fait partie des plaisirs inaliénables de l’homme. Profitons-on, ceci pour nous déculpabiliser des difficultés que nous imposent quotidiennement les aficionados de l’individualisme et de la cupidité. Pour eux aussi, un jour, viendra le temps des larmes et des sacrifices.

A ceux qui se débattent dans de graves difficultés, à ceux qui ont perdu leur emploi ou qui craignent de le perdre, à ceux qui se battent pour préserver le peu d’histoire et de culture qui nous reste et à ceux qui luttent pour imposer un monde plus juste, je vous adresse mes meilleurs vœux de fin d’année et que 2012 puisse vous apporter la santé et la force nécessaire pour combattre les dérives de ce XXIème siècle !

A bientôt sur le blog !

Crazyfinance